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Système
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Vers une industrialisation accélérée, inclusive et durable au Sénégal

Ce mardi 16 juillet 2019, s’est tenu à l’hôtel Terrou-Bi le lancement du Comité de Pilotage du Programme de Partenariat Pays entre l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) et l’Etat du Sénégal. La cérémonie a été présidée par le Ministre du Développement Industriel et des Petites et Moyennes Industries, M. Moustapha Diop, en présence de Mme Priya Gajraj, Coordonnateur Résident des Nations Unies au Sénégal, M. Christophe Yvetot, Représentant Résident de ONUDI, Mme Atsudo Toda, Directrice du département finance agricole et développement rural de la Banque Africaine de Développement (BAD), Dr. Abdou Rahman Diouf, Directeur Exécutif du Club des Investisseurs, de représentants des organes de l’Etat du Sénégal, de représentants du patronat, de membres de la société civile, etc.

Pour rappel, le Programme de Partenariat Pays Sénégal-ONUDI avait été lancé par le Premier Ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne et M. Moustapha Diop Ministre de l’Industrie et des PMI et les représentants de l’ONUDI, pour soutenir la mise en œuvre de la composante industrielle du Plan Sénégal Emergent (PSE). Il a fait l’objet d’un accord entre le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan et l’ONUDI, sur un financement de 4,5 millions de dollars pour la mise en œuvre de plusieurs projets phares du PSE et d’actions d’assistance technique. L’approche est de s’inspirer des meilleures expériences internationales en la matière, pour construire un partenariat qui repose sur une meilleure gouvernance de la politique industrielle et sur son opérationnalisation.

Le secteur privé a été représenté lors de cet évènement et Dr. Abdou Rahmane Diouf, Directeur Exécutif du club des Investisseurs Sénégalais (CIS), a insisté sur la nécessité d’impliquer tous les acteurs en rapport avec l’industrie, en particulier le secteur privé. Il a rappelé qu’il s’agit là, d’un puissant levier de mobilisation de ressources, qui pourrait contribuer de manière substantielle au succès de ce partenariat. Il n’a pas manqué d’évoquer l’importance de la transformation industrielle, de la préférence nationale et l’encrage sous-régional, dans le processus d’industrialisation.

Pour la Banque Africaine de Développement, industrialiser l’Afrique n’est pas un slogan mais un projet, l’un des cinq accélérateurs que la BAD a définis pour assurer la transformation économique du continent, baptisés High 5 – Nourrir l’Afrique ; Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie ; Intégrer l’Afrique ; et Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique sont les quatre autres.

Aussi, Mme Atsudo Toda, représentante de la Banque Africaine de Développement (BAD), a rappelé l’engagement de la BAD, à accompagner le processus du programme de partenariat. En effet, elle a pointé le fait que l’Afrique a importé en 2018, plus de 50 milliards de dollars de produits alimentaires et les projections pour 2025, montrent une hausse prévisible pour atteindre 110 milliards. Toutefois, Mme Toda est optimiste et pense qu’avec des processus d’industrialisation de locomotives sous régionales comme le Sénégal, mais surtout avec la création de chaines de valeurs, la tendance pourrait s’inverser.

Pour l’ONUDI, ce programme de partenariat consistait à accompagner le gouvernement pour réaliser une transformation économique accélérée. D’ailleurs, M. Christophe Yvetot, Représentant Résident de ONUDI, a félicité le Sénégal, qui est selon lui en train de faire des pas de géant à travers une série de réformes. L’ONUDI a déjà mobilisé 73 millions de dollars dans le cadre de ce programme et a recueilli des engagements de contribution de différents acteurs, à hauteur de 600 millions de dollars.

Mme Priya Gajraj, Coordinateur Résident du Système des Nations Unies au Sénégal, a rappelé dans un premier message, que le Programme de Partenariat Pays (PCP) entre le Gouvernement du Sénégal et l’ONUDI est une expérience unique qui contribue à l’Agenda 2030, notamment à l’Objectif de Développement Durable 9, sur les infrastructures résilientes, l’industrialisation inclusive et durable, et l’innovation. Elle a ensuite souligné que le Programme de Partenariat vise à accélérer le développement industriel inclusif et durable au Sénégal, par un certain nombre de réformes et de projets industriels. Notamment, en mettant l’accent sur les investissements dans le développement des infrastructures ; l’accélération de la croissance durable, la diversification et la création d’emplois ; une participation plus complète aux chaînes de valeur régionales et mondiales ; et le ciblage du développement du capital humain et la technologie, en mettant l’accent sur les femmes et les jeunes.

Mme Gajraj a terminé en rappelant que le Programme de Coopération Pays occupe une place stratégique dans la mise en œuvre du Plan-Cadre de Coopération des Nations Unies au Sénégal (2019-2023), tout en constituant un soutien au Plan Sénégal Emergent et une contribution directe aux priorités stratégiques des Nations Unie.

Monsieur le ministre Moustapha Diop a ouvert les séances, par une allocution dans laquelle il n’a pas manqué de remercier l’ONUDI et le Système des Nations Unies au Sénégal en général, pour la qualité de service et l’accompagnement, que ce dernier ne cesse d’apporter à l’Etat du Sénégal. Il a insisté sur le fait qu’une des priorités de Sénégal, est de se doter d’un tissu industriel fort, à travers un processus inclusif et durable, et ainsi matérialiser la vision du chef de l’Etat, d’un Sénégal émergent à l’horizon 2035.

A la suite de ces allocutions, monsieur le ministre a déclaré ouvertes les séances de travail, devant permettre aux équipes techniques et aux participants, de présenter plus en détail, les différentes composantes du Programme de Partenariat Pays.

Par Papa Cheikh Sakho Jimbira, Analyste en communication et pladoyer, Bureau de Coordonnateur Résident du Systèmes des Nations Unies au Sénégal

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