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Protection du patrimoine en cas de conflit : les forces de défense et de sécurité malienne outillés sur la convention de 1954

Bamako, 30 juin 2017 – le Bureau de l’UNESCO à Bamako, en collaboration avec le Ministère de la Culture a organisé les 22 et 23 juin 2017 à Ségou, la deuxième session de l’atelier de formation des formateurs à l’attention des forces armées et de sécurité sur la Convention de la Protection des biens culturels en cas de conflit armé et de ses Protocoles de 1954 et 1999. Une quarantaine de participants constitués de militaires, de gendarmes, de policiers, de douaniers, des agents des eaux et forêt, des surveillants de prison et des gestionnaires de sites, ont été outillés sur la Convention.

Les travaux étaient placés sous la présidence de Birama Diakon, Conseiller technique chargé du patrimoine, au Ministère de la Culture, représentant de Madame le ministre de la Culture. A ses côtés, Ali Daou, Chargé de Programme Culture, représentant le Chef du bureau de l’UNESCO à Bamako, Modibo Traoré, Maire de la Commune Rurale de Sébougou (Ségou), Moulaye Coulibaly, Directeur National du Patrimoine Culturel du Mali et Tiamba Yattara, Directeur régional de la Culture de Ségou.
En 2013, un programme de formation à l’intention des forces armées opérant au Mali en faveur de la protection du patrimoine culturel a été mis en place par l’UNESCO et la MINUSMA en partenariat avec le Ministère de la Culture rappelle M. Daou. Il ajoute que « c’est fort de cette expérience, qui a porté ses fruits, que l’UNESCO a généralisé cette formation à l’échelle nationale ».

Durant deux jours de travaux, les participants ont partagé leur expérience à travers des présentations, suivi des débats riches. Les différents travaux de groupe ont permis d’élaborer et valider une esquisse de Plan de Formation des formateurs, à l’attention des Forces armées et de Sécurité à la protection et la promotion du patrimoine culturel.

A l’issue des travaux, quelques recommandations ont été formulées entre autres, la mise en place d’un Comité national du Bouclier Bleu en vue notamment de sensibiliser les communautés locales et de permettre une appropriation et une reconnaissance de leur patrimoine culturel ; la désignation des points focaux au sein des Départements en charge de la Culture, de la Défense et des services de douanes en vue d’assurer un échange d’information effectif sur la prévention des risques et la protection des biens culturels en cas de conflit armé, entre autres. Le président, M. Diakon, souligne d’ailleurs qu’il est satisfait « des résultats atteints durant les deux jours de formation, et invite les participants à faire bon usage des acquis de cette formation ».

L’atelier de formation des formateurs à l’attention des forces armées et de sécurité sur la convention UNESCO de La Haye de 1954, s’inscrit dans le cadre de la mise œuvre du programme de renforcement des capacités des forces armées et institutions publiques pour la protection des biens culturels dans le contexte de conflit armé au Mali et du suivi des recommandations de l’atelier organisé entre les 16 et 17 novembre 2016, au Musée National du Mali. C’est dire l’attention accordé à son application, qui sans aucun doute continuera à l’avenir car Tité Poudiougou, Sergent-Chef, garde nationale, s’est d’ores et déjà engager à « organiser des rassemblements pour partager les informations avec nos camarades qui n’ont pas eu la chance d’être présent à cette formation ».

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