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Premières impressions des étudiants sénégalais en mobilité à Bologne et à Rimini

Depuis le 19 mai 2019, quatre étudiants en Métiers du patrimoine de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB) sont en échange interuniversitaires à l’Université de Bologne. Ces mobilités ont pour objectif de renforcer leurs capacités en gestion du patrimoine, en allant au-delà des savoirs déjà acquis au cours de leur formation, et ainsi contribuer à la formation d’une nouvelle génération d’experts en patrimoine. A mi-chemin du séjour, retour avec eux sur leur premier mois en Italie, entre les campus de Bologne et Rimini.

Voilà un mois que vous êtes arrivés en Italie, pourriez-vous décrire en quelques mots votre expérience jusqu’à présent ?

Assietou Kane : Intéressant, instructif, magnifique et magique… tels seront les qualificatifs que j’attribuerais à mon séjour à Rimini, en termes de nouvelles connaissances, d’expériences, d’aventures…

Oureye Ka : Également pour moi, l’expérience de ce voyage est très enrichissante. D’abord, le voyage en avion et quitter mon pays d’origine pour la première fois, rencontrer de nouveaux visages, une autre culture totalement différente de la mienne. Ensuite, une fois installée à Rimini, c’est l’aménagement et le développement du tourisme balnéaire qui ont attiré mon attention. En plus, j’ai remarqué à quel point les nouvelles technologies sont intégrées dans les musées pour en faciliter la visite. A cela s’ajoute aussi la conservation et l’appropriation du patrimoine culturel de la ville.
Avez-vous déjà appris de nouvelles choses ? Acquis de nouvelles compétences ?
Nianga Diouf : Cet échange m’apporte de nouveaux acquis sur le plan théorique en ce qui concerne la valorisation et la gestion du patrimoine : sa mise en tourisme, le rôle des collectivités locales, mais aussi l’implication des populations dans sa gestion. J’ai pu également me confronter à un cas pratique avec l’exemple de la ville de Ferrara, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial.

Yacine Dia : Les différents séminaires qui se sont tenus ont été pour moi source de nouvelles connaissances, grâce aux interventions de spécialistes venant de divers horizons, notamment en ce qui concerne l’archéologie, la géographie, mais surtout le tourisme. J’ai pu constater à quel point ce dernier est devenu au fil du temps un enjeu de premier ordre sur les plans économique et territorial. Je me familiarise ici à de nouvelles méthodes et nouveaux instruments pour sa valorisation.

Assietou Kane : Après un mois, je me sens à l’aise avec la langue italienne notamment en termes de compréhension. J’ai aussi acquis de nouvelles compétences en ce qui concerne la valorisation du patrimoine à travers sa mise en tourisme. Et plus exactement voir de manière concrète la capacité du tourisme à booster le développement local d’une région, à générer de l’économie et à fédérer toute une communauté dans sa mise en œuvre.

Quels sont vos matières, travaux pratiques, sujets d’enseignement préférés ou qui vous ont particulièrement captivés ?

Oureye Ka : J’ai apprécié pouvoir me familiariser avec de nouvelles perspectives concernant la construction d’un patrimoine identitaire visant à revaloriser le tourisme. D’ailleurs, c’est l’organisation du tourisme et l’aménagement des infrastructures d’accueil qui ont plus capté mon attention.

Yacine Dia : Ce qui m’a le plus captivité dans ces premières interactions au sein de l’Université de Bologne, ce sont les méthodes de conservation des livres rares et anciens dans les grandes bibliothèques de la ville.

Quelles sont vos attentes quant à la suite de cet échange universitaire ?

Yacine Dia : J’attends de la suite de cet échange de poursuivre l’acquisition de nouvelles compétences sur la gestion des collections patrimoniales (documents anciens) dans ses différentes étapes afin de les mettre en pratique dans les institutions culturelles du Sénégal.

Nianga Diouf : J’espère que durant les semaines à venir, j’aurai l’opportunité de travailler sur des aspects plus pratiques afin de me projeter sur mon projet de recherche : l’intégration des nouvelles technologies dans la politique muséale.

Assietou Kane : Il est important que cet échange ne soit pas vain, que nous ne soyons pas partis pour rien ou que nous n’ayons pas la chance d’exercer ou de développer les nouvelles compétences acquises une fois de retour chez nous. J’aimerais appliquer ce que j’apprends ici aux réalités économiques et sociales du Sénégal.

Oureye Ka : J’ose espérer que les questions liées au tourisme, au respect de l’environnement et du patrimoine seront mieux étudiées pour davantage vendre la destination Sénégal. Aussi, je souhaiterais que de cet échange universitaire naisse une collaboration plus large et pérenne afin de permettre aux étudiants de part et d’autre de vivre de nouvelles expériences et de renforcer leurs connaissances.

Cet échange entre les deux universités s’inscrit dans le cadre du projet d’appui universitaire : « Valorisation du patrimoine et éducation à la Citoyenneté » et est financé par l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS).

UNESCO à Dakar

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