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Les casques bleus à l’honneur au Centre d’Information des Nations – Unies

Le 29 mai est la journée internationale des casques bleus, une journée dédiée à la bravoure des soldats de la Paix des Nations Unies. Hommage leur a été rendu au Centre d’Information des Nations – Unies de Dakar (CINU Dakar) au cours d’une cérémonie. Celle – ci a été suivie par un panel de discussion organisé en collaboration avec l’Association Capitaine Mbaye Diagne pour la Culture et la Paix.

Le Centre d’Information des Nations – Unies de Dakar a organisé lundi dernier dans les jardins de ses locaux aux Almadies une cérémonie de levée de couleurs : les drapeaux du Sénégal et de l’ONU ont été hissés au sommet du mat planté devant l’imposant bâtiment alors qu’un détachement militaire se tenait au garde à vous. Puis, devant les invités parmi lesquels des frères d’armes des soldats de la paix tombés au champ d’honneur, le clairon exécuta la sonnerie aux morts et une gerbe de fleurs fut déposée. Après cet instant solennel, le public a visité l’exposition itinérante du bus du musée des Forces Armées. Le véhicule abrite des fresques relatant les épopées des tirailleurs sénégalais ainsi que les armes et les objets utilisés par ces derniers : fusil, arme blanche, gobelet et cuillère en étain…. Ces hommes furent mobilisés dans les grands conflits du XXème siècle : la guerre de 1914, celle de 1945.

Les soldats sénégalais ont également participé avant la décolonisation aux campagnes d’Indochine. L’exposition du Musée bus se prolonge à l’extérieur du véhicule devant les affiches retraçant les opérations de Maintien de la Paix de l’ONU auxquelles le Sénégal a participé et participe encore de nos jours.

L’armée sénégalaise engagée dans des missions la paix de l’ONU en paye parfois un lourd tribu. En 2016, Sept Sénégalais figurent parmi les 117 Casques bleus qui ont péri au cours de leur mission sous le drapeau de l’ONU. Il s’agit du Soldat 1ère classe Kalilou Thioune Abu qui servait dans la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA), du Sergent-Chef Tairou Diedhiou qui était déployé dans l l’Opération Hybride de l’Union Africaine et des Nations Unies au Darfour (MINUAD), du Caporal Baye Salif Faye, du Soldat 1ère Classe Assane Cissoko, du Caporal-Chef Sécou Dieme et Caporal Mouhamadou Sago Nientao de l’ Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) et du Brigadier Chef de police Racine Diene de la Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) auxquels a été décernée, à titre posthume, la médaille Dag Hammarskjold.

Après ces activités c’est dans la salle Capitaine Mbaye Diagne du CINU, du nom du casque bleu sénégalais mort en héros au Rwanda en 1994, après avoir sauvé près de 1000 civils, qu’une discussion s’est déroulée sur le thème : « le défi de la protection des civils dans le nouvel environnement des opérations de maintien de la Paix en Afrique ».Ce panel composé d’une majorité d’officiers supérieurs dont le général Samba et d’experts été modéré par le Colonel Mamadou Samb, Directeur des Etudes au Centre des Hautes Etudes de Défense et de Sécurité (CHEDS).

« La prévention dans la protection des civils comme volonté de la communauté internationale mais dont la mise en œuvre pose problème ». C’est de ce postulat que part Thimothée Amoussou du Centre des Etudes Diplomatiques et Stratégiques de Dakar (CEDS). En cela il sera suivi par le Colonel Adje de l’Association Capitaine Mbaye Diagne pour la Culture et la Paix, qui il faut « donner aux populations civiles des moyens d’alerte » et créer « une coopération entre les civils et les forces de l’ONU », les « Nations –Unies étant seules capables pour le moment de coordonner les actions pour la protection des civils ». Démontrant « l’enjeu que représentent les civils dans les conflits », le Général Samba a précisé que « les Nations – Unies avaient édicté des règles pour leur protection ».

Pour ce concerne les casques bleus sénégalais, le Lieutenant Colonel, Nicodème Ndione représentant le Chef d’Etat-major Général des Armées (CEMGA) au Sénégal révèlera l’existence « d’un code de conduite du Diambar », (Diambar, nom qui désigne le soldat).

La discussion avec les invités a porté également, sur les nombreuses difficultés rencontrées par les casques bleus sur le terrain. Réaliser avec sécurité une opération de maintien de la paix en Afrique se complique parfois selon le Général Mansour Seck, ancien Chef d’Etat-major Général des Armées qui a illustré son propos à travers quelques exemples tels que « la méconnaissance du terrain et l’absence de cartes géographiques précises, ou une liaison radio avec la base parfois impossible ».

Certains points ont été soulevés comme la nécessité de favoriser le développement de capacités des différents acteurs à la compréhension de normes internationales et à la gestion de l’urgence. La responsabilité du pays hôte qui accueille les casques bleus a aussi été soulignée car « c’est d’abord une mission du pays hôte ».

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