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Le Directeur général de l’OMS appelle à un engagement politique et à des partenariats pour améliorer la santé et le bien-être

Le Directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a identifié l'engagement politique, le partenariat et une OMS transformée comme étant la clé de l'amélioration de la santé et du bien-être de tous les peuples du monde, en particulier en Afrique.

Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a identifié l’engagement politique, le partenariat et une OMS transformée comme étant la clé de l’amélioration de la santé et du bien-être de tous les peuples du monde, en particulier en Afrique.

S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture de la 68ème session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique (RC68) qui se déroule actuellement à Dakar au Sénégal, le Dr Tedros a informé les délégués qu’il y a des signes très positifs d’engagement politique dans certains pays, ajoutant que ce sont les dirigeants politiques qui, en fin de compte, atteindront les objectifs du 13ème Programme général de travail et, à terme, les Objectifs de développement durable (ODD).

"C’est vous, en tant que dirigeants politiques, qui êtes responsables des décisions que vous prenez et des résultats que vous obtenez. Le rôle de l’OMS est de vous apporter le meilleur soutien possible", a-t-il dit.

Le Directeur général a déclaré que la raison pour laquelle l’OMS a mis au point des outils tels que les évaluations externes conjointes et les plans d’action multisectoriels pour les maladies non transmissibles est d’aider les pays à exercer cette responsabilité.

Il a rappelé aux délégués que pour atteindre les ODD, il faut des partenariats novateurs, dynamiques et ciblés. Selon M. Tedros, la réalisation du troisième objectif stratégique de développement durable passe par une coordination efficace des efforts collectifs. "Ça n’arrivera pas si nous faisons tous nos propres choses. Cela ne se produira pas si la fragmentation et le double emploi se poursuivent. Mais cela peut arriver si nous travaillons ensemble. Cela peut se produire si les réseaux d’acteurs sur la scène mondiale de la santé tirent parti de leur force collective ", a-t-il dit.

Le Dr Tedros a noté qu’il y avait des réalisations à célébrer, mais aussi des défis à relever dans le domaine de la couverture sanitaire universelle, comme en témoignent les 13 pays africains qu’il a visités au cours de la dernière année. "De nombreux pays prennent des mesures audacieuses en vue d’une couverture sanitaire universelle ", a-t-il dit, citant l’Afrique du Sud, Madagascar et le Rwanda comme États Membres qui ont fait d’énormes progrès.

En ce qui concerne la couverture des services de santé, le Dr Tedros a informé les délégués que si rien n’est fait pour le personnel de santé maintenant, le monde sera confronté à une pénurie de 18 millions de travailleurs de la santé d’ici 2030 et six millions d’entre eux seront en Afrique.

"Ce manque à gagner ne laisse pas seulement les gens sans soutien pour leurs besoins de santé quotidiens, il laisse un énorme trou dans les défenses de la région contre les épidémies et d’autres urgences", a-t-il dit. Investir dans les travailleurs de la santé n’est donc pas seulement un investissement dans une Afrique plus saine, mais aussi un investissement dans une Afrique plus sûre.

Il a noté que les deux récentes épidémies de la maladie à virus Ebola (MVE) en RDC ont testé le système de préparation et de réponse de l’OMS. Il a ajouté qu’au fur et à mesure que les activités de réponse à la MVE se poursuivent en RDC, l’OMS se concentre également sur le renforcement de la préparation et de la surveillance des MVE dans les États fragiles, affectés par des conflits, et vulnérables.

Selon le Dr Tedros, alors que les épidémies et autres urgences sanitaires attirent l’attention du monde entier, les individus et les familles font face à leurs propres urgences chaque jour. Par exemple, alors que l’espérance de vie en Afrique a augmenté de 10 ans depuis 2000, soit le double de la moyenne mondiale, il y a un écart de 11 ans dans l’espérance de vie entre cette région et la moyenne mondiale. Par conséquent, les principales causes de décès, de maladies et de menaces doivent être traitées avec la même urgence qu’une épidémie soudaine.

Le Dr Tedros a informé les délégués de la transformation en cours de l’OMS qui placera les pays au centre de tous les travaux de l’OMS en citant le Budget du programme 2020/21 comme exemple. "Le budget a été élaboré en fonction des priorités du pays. L’accent est mis sur le renforcement de la capacité de nos bureaux de pays à produire un impact", a-t-il révélé. La transformation se traduira donc par une augmentation de 30% de la capacité technique des bureaux de pays, dont la plus grande partie se situera dans la région Afrique.

Le Dr Tedros a souligné l’urgente nécessité pour les pays d’agir rapidement et d’atteindre le troisième objectif stratégique de développement durable, notant que si cela se produit, " non seulement nous améliorerons la santé et le bien-être de milliards de personnes, mais nous ferons progresser tous les objectifs stratégiques de développement durable ".

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