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La résilience des bénéficiaires au Sénégal est améliorée grâce à la distribution d’aliments pour bétail

27 novembre 2018, Dakar - Dans la région de Louga au nord du Sénégal, les éleveurs apprécient l’action de la FAO qui a fourni un total de 1 540 tonnes d’aliments pour bétail à 14 400 ménages pastoraux vulnérables en réponse au déficit fourrager au Sahel.

«Une bonne partie de mon troupeau a été décimée. Je ne connais pas le nombre de têtes de bétail que j’ai perdues en raison d’une mauvaise saison des pluies ayant causé un manque de fourrage pour nourrir le bétail», explique Mody Ba, éleveur dans la commune de Keur Momar Sarr, Louga.

Les éleveurs ont été obligés de vendre leurs moutons et chèvres au marché (9 000 XOF/unité) pour subvenir à leurs besoins. Mody Ba se remémore ainsi la période difficile qu’il a traversée, comme la plupart des éleveurs, dans les zones pastorales à cause d’un hivernage très perturbé en 2017. Il se réjouit d’avoir bénéficié d’un appui en aliments pour bétail (tourteaux) qui lui a permis de sauver une partie de son troupeau, d’augmenter la production de lait et d’avoir une disponibilité monétaire pour l’achat de nourriture pour sa famille.

Mody a ainsi reçu trois sacs d’aliments dont il apprécie «la qualité bien meilleure que celle d’autres aliments» qu’il avait l’habitude d’acheter. «Depuis que j’ai reçu ces sacs j’ai arrêté de vendre mes animaux pour acheter de l’aliment», souligne-t-il.
Dans le village de Gawdy 1, Aminata Sow a perdu 10 moutons et beaucoup de chèvres. Même si elle n’arrive pas à évaluer les pertes, elle se souvient de la baisse de la quantité de lait fournie par les animaux. «Depuis qu’on a reçu l’aliment pour bétail, on a constaté une hausse dans la production de lait. On parvient à recueillir 10 à 15 litres à vendre par semaine en plus de la quantité consommée alors qu’avant on parvenait à avoir à peine 4 à 5 litres de lait», a-t-elle expliqué.

Les bénéficiaires de cet appui ont été recensés par une commission composée d’autorités locales et de techniciens de la FAO qui ont sélectionné les éleveurs (hommes et femmes) selon leur niveau de vulnérabilité. Chaque bénéficiaire a versé 2 000 XOF par sac reçu afin d’établir un fonds de roulement communautaire, permettant aux bénéficiaires d’acheter des aliments pour bétail à moindre coût l’année prochaine et de mettre en place des parcelles fourragères. «Cela est très important pour l’autonomisation des communautés rurales et la prise de conscience de la vulnérabilité climatique des activités pastorales au Sahel. Les activités promues par la FAO sont une étape essentielle pour le renforcement de la résilience des moyens d’existence pastoraux et agropastoraux», a précisé Alberto Bigi, fonctionnaire de la FAO.

La distribution d’aliment pour bétail à Louga a été mise en œuvre grâce à deux projets de la FAO de soutien aux éleveurs, financés par les Gouvernements du Canada et de la Belgique, dont les principales activités incluent également le traitement/déparasitage du cheptel dans les régions de Saint louis, Matam et Louga. Ces deux projets s’inscrivent dans le cadre du soutien que la FAO apporte aux plans de réponse d’urgence mis en place par les pays sahéliens, y compris le plan de réponse du Ministère de l’élevage du Sénégal, suite à l’annonce du Réseau de prévention des crises alimentaires sur la situation pastorale (mars 2018).

«La FAO a développé un programme qui a assisté à ce jour près de 140 000 familles agropastorales vulnérables (840 000 personnes) en insécurité alimentaire dans six pays sahélien – Burkina Faso, Chad, Mali, Mauritanie, Niger et Sénégal – à travers la distribution d’urgence d’aliments pour bétail, les vaccinations animales, les transferts monétaires, le déstockage, l’appui technique dans la gestion du bétail et du pâturage, et la mise en place des parcelles fourragères», explique Coumba Sow, Coordonnatrice de l’équipe sous régionale pour la résilience en Afrique de l’Ouest et au Sahel.

Dans le cadre de son programme triennal, la FAO requiert 166,8 millions d’USD (2018–2021) pour assister un total de 8,2 millions de personnes au Sahel afin de rétablir la production de bétail – souvent le seul moyen d’existence des éleveurs – et améliorer leur sécurité alimentaire et leur autonomie.

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