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La FAO et le Gouvernement du Sénégal renforcent leur coopération pour l’amélioration de la gouvernance de la sécurité alimentaire et de la nutrition

22/02/2017- Des outils pour améliorer les politiques agricoles et renforcer leur impact sur les populations Les principaux partenaires du Sénégal pour les questions de sécurité alimentaire et de nutrition se sont retrouvés, le mercredi, 22 février 2017, à l’invitation du Gouvernement du Sénégal, de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de la Délégation de l’Union européenne (DUE), pour échanger sur les objectifs et l’état d’avancement de la mise en œuvre du projet de « Renforcement de la gouvernance de la sécurité alimentaire et de la nutrition (Pro-Act) »

Cette rencontre a réuni la FAO, les maitrises d’ouvrage du projet, à savoir le Ministère de l’Agriculture et de l’Equipement Rural (MAER)/Direction de l’Analyse, de la Prévision et des Statistiques Agricoles (DAPSA), le Secrétariat Exécutif du Conseil National de Sécurité Alimentaire (SE-CNSA), la Cellule de Lutte contre la Malnutrition (CLM) et les acteurs concernés.

Mis en œuvre par la FAO et le Gouvernement du Sénégal pour une durée de trois ans, le Pro-ACT est financé à hauteur 1,3 milliard FCFA dans le cadre des appuis institutionnels qui accompagnent l’Aide Budgétaire de quelque 39 milliards FCFA de l’Union européenne au Gouvernement du Sénégal. Le projet, qui dure trois ans, vise à assurer la coordination, le suivi des politiques et des programmes agricoles au Sénégal pour améliorer, à terme, la formulation de politiques et l’efficacité ainsi que l’efficience des dépenses publiques dans les secteurs de la Sécurité Alimentaire, de la Nutrition et de l’Agriculture durable (SANAD).

Les différentes interventions du projet contribueront à rendre les politiques, les programmes et les stratégies agricoles et de sécurité alimentaire du Gouvernement du Sénégal mieux coordonnés et plus cohérents, afin de renforcer la résilience des populations à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle notamment des ménages les plus vulnérables.

En présidant l’atelier, le Conseiller spécial en agriculture du Premier ministre, Fallou Dièye, a insisté sur la nécessité d’avoir « une coordination plus serrée des politiques et des programmes pour qu’ils soient plus efficaces ».

Renforcer la sécurité alimentaire et la nutrition pour favoriser la résilience

La sécurité alimentaire et nutritionnelle est une priorité nationale pour l’Etat du Sénégal. Depuis 2014, le Plan Sénégal Émergent (PSE) fixe les grandes orientations politiques du Sénégal. Pour opérationnaliser cette vision, le Programme d’Accélération de la Cadence de l’Agriculture Sénégalaise (PRACAS) et d’autres programmes (Elevage, Pêche/Apiculture, Environnement, Emploi des jeunes, etc.), soutenus par les partenaires techniques et financiers dont la FAO, ont enregistré des résultats très satisfaisants.

La FAO va contribuer au renforcement et à l’harmonisation des systèmes d’information et d’alerte rapide en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle, afin de suivre de plus près les menaces multiples et d’avoir les informations nécessaires à la prise de décision en matière de préparation, de réponse, de choix de politiques, de sensibilisation et de programmation.

« Les risques et les conséquences de l’insécurité alimentaire et la malnutrition doivent être évités, mais aussi anticipés », a relevé le Représentant a. i. de la FAO au Sénégal, Reda Lebtahi, estimant qu’il faudra « adapter des orientations stratégiques de développement et poursuivre des politiques transversales cohérentes qui permettront de faire reculer la pauvreté ».

« Le projet Pro-Act repose avant tout sur l’engagement effectif de ces acteurs à dépasser les cloisonnements institutionnels et à travailler sur l’objectif commun », a souligné le Conseiller, Section Développement rural, à la Délégation de l’Union européenne (DUE), Stephane Meert.

« Les seuls chiffres qui doivent nous intéresser sont les taux de malnutrition et d’insécurité alimentaires. Et nous entendons résolument, avec l’Etat du Sénégal, faire baisser ces chiffres durablement », a-t-il ajouté.

Créer un cadre intégré et harmonisé pour mieux orienter les politiques

Les activités initiées dans le cadre du Pro-ACT, qu’il s’agisse d’études et d’analyses conjointes, de renforcement de capacités ou d’ateliers de concertation, visent à créer les conditions pour la formulation de politiques et de programmes ayant plus d’impacts à travers une meilleure concertation entre les acteurs pour une meilleure prise en charge des déterminants de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition.

Pour renforcer la gouvernance de la sécurité alimentaire et de la nutrition, un certain nombre d’outils de suivi-évaluation doivent être mis en place. Au Sénégal, il apparait nécessaire de mettre en cohérence les outils et les approches des différents acteurs impliqués. Les objectifs spécifiques du projet Pro-ACT visent à appuyer les acteurs dans le développement d’un cadre intégré et harmonisé de collecte et de partage de données fiables, d’analyse et d’informations, de suivi et d’évaluation de la sécurité alimentaire et de la nutrition ainsi que dans le renforcement des mécanismes de coordination intersectorielle afin de mieux guider les décisions politiques.

Article source FAO

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