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La FAO a célébré le 3 novembre la première Journée « Une seule santé »

3 novembre 2016, Accra – La Journée « Une seule santé » est dédiée à l’engagement et à l’action en vue d’attirer l’attention mondiale sur la nécessité cruciale d’adopter des approches transdisciplinaires et les bénéfices à en retirer, pour faire face aux problèmes complexes de santé impliquant la santé animale, la santé humaine, et leurs écosystèmes partagés.

Les dernières épidémies du Virus du Nil occidental, de la Maladie à Virus Ebola, du SRAS, de la variole, de la maladie de la vache folle ou encore de la grippe aviaire ont rappelé à quel point la santé humaine et la santé animale sont liées ; exigeant une approche uniforme, réalisable seulement en conciliant santé humaine et santé animale (animaux domestiques et faune) – qu’on appelle l’approche « Une seule santé ».

Partout dans le monde, les activités et événements donneront une voix puissante et unifiée aux scientifiques, praticiens de la médecine humaine et vétérinaire, ainsi qu’aux éducateurs. Ils plaideront en outre pour aller au-delà des approches régionales actuelles adoptées pour relever les défis en matière de santé publique, tels que les maladies infectieuses émergentes, la santé sanitaire des aliments, la résistance aux antimicrobiens, les espèces envahissantes, la pollution environnementale, la perte de la biodiversité, et bien d’autres encore.

Pour le Directeur des services vétérinaires de la FAO, Juan Lubroth, « il y aura, dans un futur très proche, une autre flambée épidémique due à une transmission de l’animal à l’homme. Néanmoins, puisque nous ne savons pas quoi ni quand et où, les efforts de détection et de préparation sont essentiels pour s’assurer que cette flambée n’entraîne pas la dévastation dont nous avons récemment été les témoins. Une approche ‘Une seule santé’ est donc essentielle, pour renforcer les liens les plus faibles d’une société résiliente ».

L’approche “Une seule santé”

Le 29 septembre 2004, des spécialistes de la santé venus du monde entier se sont réunis à Manhattan, dans la ville de New York, pour un colloque organisé par la Wildlife Conservation Society (Société pour la Conservation de la Vie sauvage) sur les mouvements de maladies - actuels et potentiels - chez les humains, les animaux domestiques et la faune. À partir d’études de cas sur l’Ebola, la grippe aviaire et la maladie du dépérissement chronique, les experts présents ont défini les priorités pour une approche interdisciplinaire internationale, afin de lutter contre des menaces pour la santé de la vie sur terre.

Les principes de Manhattan “Un monde – Une seule santé” ont recommandé une approche plus holistique pour prévenir les maladies épidémiques et épizootiques, ainsi que pour maintenir l’intégrité des écosystèmes pour le bénéfice des êtres humains, de leurs animaux, mais aussi de la biodiversité qui est à la base de tout ceci.

La stratégie “Une seule santé » de la FAO se base sur les leçons apprises

La FAO met en œuvre un certain nombre d’activités aux niveaux national et régional, dans le cadre de ses engagements « Une seule santé ». Ceci inclut le développement d’approches intersectorielles et interdisciplinaires et de recherches appliquées.

Ainsi que le reconnait le Sous-directeur général de la FAO et représentant régional pour l’Afrique, Bukar Tijani, « répondre aux zoonoses nécessite de construire des ponts entre des questions complexes, telles que la nutrition et la santé, la sécurité sanitaire des aliments, la santé et les productions animales, les politiques sur les agro-écosystèmes et le foncier, le développement rural, les chaînes de valeurs, ainsi que les multiples acteurs concernés par les facteurs d’émergence et de propagation des maladies »,

« Dans ce contexte, l’initiative ‘Une seule santé’ dans la région de la CEDEAO peut servir de modèle à suivre pour d’autres, parce que nous attachons une grande importance à la coopération régionale, au partenariat et à la solidarité internationale sur des questions transfrontalières, particulièrement lorsque la santé de tous est en jeu », ajoute-t-il.

La nécessité d’un engagement au plus haut niveau politique en faveur de l’approche « Une seule santé » en Afrique de l’Ouest a été renforcée par la récente épidémie de la Maladie à Virus Ebola entre 2014-2016, qui a entrainé un bilan de plus de 11 000 décès. L’impératif est aujourd’hui renforcé par la menace croissante que posent les flambées de grippe aviaire en cours dans la sous-région.

Afin de progresser dans la réponse et la réduction des risques à l’interface homme-animal-environnement, les pays ont renforcé les partenariats dans divers secteurs et avec des institutions mondiales comme la FAO, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), mais aussi avec des partenaires incluant la Commission de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS), ou encore le Centre régional de surveillance et de contrôle des maladies de la CEDEAO (RCSDC), nouvellement créée.

Pour renforcer l’approche « Une seule santé » en Afrique de l’Ouest, l’OMS, la FAO, l’OIE, l’OOAS, le Centre régional de la santé animal (RAHC), l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) et la Banque mondiale, organisent une rencontre ministérielle et technique de quatre jours à Dakar (Sénégal), du 8 au 11 novembre 2016.

La session ministérielle de haut niveau qui se tiendra le 11 novembre visera à favoriser l’adoption et la mise en œuvre de l’initiative « Une seule santé » en Afrique de l’Ouest, afin de renforcer la prévention, la détection et la réponse aux menaces des maladies infectieuses émergentes, y compris les zoonoses et la résistance aux antimicrobiens (RAM).

Les actions « Une seule santé » de la FAO en Afrique

La région africaine est régulièrement confrontée aux menaces et conséquences socio-économiques d’épidémies causées par des maladies zoonotiques, telles que les fièvres virales hémorragiques (Ebola, Marburg, fièvre de la Vallée du Rift, Lassa, Lujo), fièvre jaune, grippe, peste, anthrax, ainsi que d’autres maladies animales qui ne sont pas zoonotiques, mais affectent la sécurité nutritionnelle des population et les moyens d’existence, comme la fièvre aphteuse, la peste des petits ruminants, la peste porcine africaine ou la maladie de Newcastle.

Au cours des dernières années, la FAO a régulièrement participé aux réunions internationales pour promouvoir le concept « Une seule santé » et a collecté des informations et données pour développer des outils et des lignes directrices en la matière.

La FAO a mené un Programme régional de formation en épidémiologie de terrain à l’attention des vétérinaires (FETPV) et a intégré d’autres composantes liées à la faune, à la socio-économie, ainsi qu’aux communications.

Sur la grippe aviaire H5N1, H1N1, H7N9, la FAO s’engage activement dans la préparation et la réponse, conduisant des exercices de simulation et des évaluations des risques.

Pour la fièvre de la vallée du Rift, un programme de préparation et de réponse est en place, avec un exercice de simulation ainsi que des efforts d’alerte précoce, tels que l’analyse des images satellite ou la surveillance de troupeau sentinelle. Pour l’Anthrax, la FAO fournit des lignes directrices pour la surveillance et la réponse, mais aussi pour comprendre les facteurs de risque.

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Contacts :
- Samuel.Nyarko@fao.org , Liliane.kambirigi@fao.org
Communication, FAO regional Office for Africa, Accra

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