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L’ONU appelle à l’unité pour stopper la détérioration de la santé des océans

5 juin 2017 – A la Conférence sur les océans qui a débuté lundi au siège de l'ONU à New York, de hauts responsables des Nations Unies ont appelé les Etats membres à mettre de côté leurs intérêts nationaux de court terme et à travailler ensemble pour mettre fin à la détérioration de la santé des océans de la planète.

« L’amélioration de la santé de nos océans est un test pour le multilatéralisme et nous ne pouvons pas nous permettre d’échouer. Nous devons aborder ensemble les problèmes de gouvernance qui nous ont retardés », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dans un discours à l’ouverture de cette conférence.

« Je sais qu’il y a de nombreux obstacles qui nous empêchent d’avancer. Mais nous avons besoin d’une nouvelle vision stratégique. Je demande à tous les États membres de s’engager dans un dialogue nécessaire pour définir un nouveau modèle pour la gouvernance future de nos océans », a-t-il ajouté. « Si nous ne dépassons pas les intérêts territoriaux et en matière de ressources qui bloquent les progrès depuis trop longtemps, l’état de nos océans continuera de se détériorer. Nous devons mettre de côté les gains nationaux de court terme afin d’éviter une catastrophe mondiale à long terme ».

Rôle crucial des océans dans la lutte contre le changement climatique

Le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Peter Thomson, co-organisateur de la Conférence avec la Suède, a estimé pour sa part que « très probablement, cette conférence représente la meilleure opportunité pour inverser le déclin que l’activité humaine a causé aux océans ».

« Nous sommes ici au nom de l’humanité pour restaurer le caractère durable, l’équilibre et le respect dans nos relations avec notre mère primitive, la source de la vie, l’océan. Le moment est venu pour nous de corriger nos façons de faire qui sont néfastes », a-t-il ajouté.

Selon lui, il est inexcusable que « l’équivalent d’une benne à ordures remplie de déchets plastiques soit déversé dans l’océan chaque minute ». « Les pratiques de pêche illégales et destructives, ainsi que les subventions nuisibles à la pêche, font que nos stocks de poissons sont proches de l’effondrement », a encore dit M. Thomson.

Des milliers de personnes participent à cette conférence, qui doit durer jusqu’au vendredi 9 juin, y compris des chefs d’État et de gouvernement, des représentants de la société civile, des dirigeants d’entreprises, ainsi que des défenseurs de la vie marine et océanique.

Le Secrétaire général de l’ONU a rappelé que les océans fournissent de la nourriture, de l’énergie, de l’eau, et des emplois à beaucoup de gens à travers le monde. Ils ont un rôle crucial dans la lutte contre le changement climatique et représentent une ressource énorme pour le développement durable.

« La santé des océans et des mers est inextricablement liée à la santé de la planète », a insisté M. Guterres.

Pollution, surpêche, effets du changement climatique menacent les océans
Mais cette relation est menacée par la pollution, la surpêche et les effets du changement climatique. Selon une étude récente, les matières plastiques pourraient l’emporter sur les poissons dans les océans d’ici 2050. La montée du niveau de la mer menace des pays entiers. Les océans se réchauffent et deviennent plus acides, provoquant le blanchiment des coraux et réduisant la biodiversité.

Face à cette situation, le chef de l’ONU a réclamé des mesures concrètes, notamment l’élargissement des aires marines protégées, une meilleure gestion du secteur de la pêche, la réduction de la pollution, et le nettoyage des déchets plastiques.

Le Gabon a annoncé lundi à la Conférence la création d’un réseau d’aires marines protégées composé de neuf nouveaux parcs marins et 11 réserves aquatiques. Cette initiative élargit ainsi les eaux protégées du Gabon de 53.000 km2.

M. Guterres a également réclamé des engagements financiers qui traduisent la volonté politique inscrite dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030, l’Accord de Paris sur le climat et le Programme d’action d’Addis-Abeba.

Selon lui, les Nations Unies ont un rôle crucial à jouer. « Nous nous sommes engagés à fournir un soutien intégré et coordonné pour la mise en œuvre de tous les accords historiques de l’année écoulée », a-t-il dit.

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