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Elections Législatives au Sénégal : Une cinquantaine de femmes nouvellement investies bénéficient d’un renforcement de capacités

Dakar, Sénégal, 4 juillet - L’ONG Alliance pour la Migration, le Leadership et le Développement (AMLD), en partenariat avec la cellule nationale du Réseau Paix et Sécurité pour les femmes de l’Espace CEDEAO, a débuté, ce mardi 4 juillet, un atelier de renforcement des capacités réunissant cinquante femmes candidates nouvellement investies pour les élections législatives au Sénégal qui se tiendront le 30 juillet prochain. Trois jours durant, ce groupe de femmes candidates sera outillé aux techniques et compétences nécessaires pour mener à bien leurs objectifs de campagnes. Avec l’appui d’ONU Femmes, AMLD et ses partenaires s’engagent à soutenir et à encourager la pleine participation des femmes dans les processus de prise de décision, tant dans la gouvernance locale que nationale.

"La participation des hommes et des femmes de manière égalitaire, dans tous les domaines de la société, relève d’une exigence de développement dans notre pays. C’est d’ailleurs la lecture qu’on peut faire du Plan Sénégal Emergent (PSE), cadre de référence des politiques publiques au Sénégal", a déclaré le Pr. Ndioro Ndiaye, Présidente de l’ALMD, ancienne Ministre de la Femme au Sénégal et ancienne Directrice Générale Adjointe de l’Organisation Internationale pour la Migration (OIM). Pr. Ndioro Ndiaye, qui a poursuivi en précisant que "le PSE place […] la « Promotion de l’équité et de l’égalité de genre ainsi que l’intégration du genre dans les politiques publiques » au cœur du dispositif d’émergence de notre pays".

Mobilisées et engagées, les participantes ont répondu à l’appel de l’ALMD, avec une représentation couvrant diverses localités, partis et groupes politiques. "J’ai 25 ans et je suis candidate. Je suis la plus jeune sur la liste nationale. Il faut saisir l’opportunité que nous avons pour ouvrir cette grande porte, au lieu de patienter dans une salle d’attente. Car il est certainement plus difficile de s’installer dans une pièce que d’en ouvrir la porte", a clamé la jeune participante Mariam Sira Ndiaye, représentante de la coalition « Oser l’avenir », lors de la session d’échanges.

"Le Sénégal de demain est celui des femmes qui gagnent", a affirmé l’ancien gouverneur de région Amsata Sall, membre de la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA).

Animé par une équipe d’universitaires pour la partie théorique (sociologie électorale, cycle électoral, processus législatif), de spécialistes de la pratique politique (communication politique, coaching politique, etc.), et de journalistes, l’atelier poursuivra ses travaux du jusqu’au 6 juillet 2017, à Dakar.

Présentant les objectifs visés, le Pr. Ndioro Ndiaye a expliqué que l’atelier permettra de renforcer les compétences politiques et communicationnelles des participantes, tout en consolidant leurs acquis en matière de leadership.

S’exprimant au cours de la cérémonie d’ouverture, Mme Diana Ofwona, Directrice Régionale d’ONU Femmes pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a lancé un appel vibrant à toutes les parties prenantes afin de renouveler et de consolider leur engagement à faire de la pleine participation des femmes dans la construction du pays une réalité, tout en rappelant les nombreux défis qui freinent leur implication dans la vie publique et politique. "Force est de constater qu’aujourd’hui le leadership des femmes et leur participation à la vie politique sont partout menacés. Les femmes sont sous-représentées aussi bien comme électrices que dans les fonctions dirigeantes, au sein des assemblées élues, dans l’administration publique ou encore dans le secteur privé ou le monde universitaire. Et ceci malgré leurs compétences maintes fois démontrées, en tant que leaders et agents du changement, et en dépit de leur droit de participer en toute égalité à la gouvernance démocratique".

Selon Mme Ofwona, les femmes sont confrontées à deux sortes d’obstacles sur la voie de la participation à la vie politique. "D’une part, des entraves structurelles, causées par des lois et des institutions discriminatoires qui réduisent encore aujourd’hui leurs possibilités de voter ou de se porter candidates à un mandat politique", et "d’autre part, faute de moyens, les femmes ont moins de chances que les hommes de suivre une formation, de nouer des contacts et de bénéficier des ressources nécessaires pour devenir des dirigeantes performantes".

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