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Déclaration de M. Ibrahim Thiaw, Conseiller Spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le Sahel, à l’occasion de la Journée mondiale des zones humides

N’est-il pas paradoxal que des pays comme ceux du Sahel, connus pour leur extrême aridité, célèbrent la Journée mondiale des zones humides ? Le 2 février de chaque année, la communauté internationale célèbre la richesse, l’utilité, et la beauté des récifs coralliens, des lagunes côtières, des forêts intertidales, des mangroves, mais aussi des lacs, des marais et tourbières. Le thème de la Journée mondiale des zones humides de 2019 est « Les zones humides et le changement climatique ». La Convention de Ramsar catalyse les efforts pour la conservation et la gestion rationnelles des zones humides, à travers le monde.

Le thème de la Journée mondiale des zones humides de l’année 2019, zones humides et changement climatique, ne saurait être plus pertinent pour la région du Sahel, tant il est vrai que la variabilité climatique perturbe l’équilibre de milieux aussi fragiles que les lacs, rivières, deltas et autres oasis, source de vie et de production agricole, piscicole ou pastorale. La vie et l’économie du Sahel sont ponctuées, en grande partie, par le rythme, la fréquence et l’intensité des pluies. En milieu rural, la vie du sahélien moyen est souvent marquée par deux extrêmes climatiques : sécheresses et inondations.

Une zone humide en zone aride s’appelle oasis ; c’est l’apex du contraste entre l’aride et l’humide ; entre le jaune et le vert ; entre l’austérité d’un milieu peu hospitalier et la générosité de la nature. De même, la rencontre entre l’immensité du Sahara et les vasières, comme c’est le cas au Parc National du Banc d’Arguin en Mauritanie (inscrit à la fois au Patrimoine mondial et sur la liste de la Convention de Ramsar), laisse au visiteur un souvenir à couper le souffle. Plus que la beauté du milieu, il est vrai idyllique, c’est la richesse de la production biologique qui attire tant de poissons, d’oiseaux et de mammifères, terrestres et marins.

N’avons-nous pas l’obligation de protéger, pour les générations à venir, ces trésors que la nature nous offre, et que nos parents nous ont légués ? C’est aussi le sens du Plan de soutien de l’ONU au Sahel : protéger les milieux naturels -continentaux ou côtiers- sources de nourriture, de revenus et de services environnementaux essentiels pour la vie.

Ibrahim Thiaw
Conseiller Spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le Sahel

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