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Dakar au lendemain du couvre-feu

Les autorités sénégalaises sont passées à la vitesse supérieure dans la lutte contre la propagation de la pandémie à Coronavirus ces derniers jours. La dernière mesure en date est l’instauration de l’état d’urgence assortie d’un couvre-feu sur toute l’étendue du territoire national, le 23 Mars dernier. Depuis son entrée en vigueur, hier 24 mars 2020, les mouvements à Dakar se réduisent.

Dans les rues de Dakar, ce n’est pas l’ambiance des grands jours. Etat d’urgence et couvre - feu obligent. Les rues se sont vidées. Le brouhaha habituel de la capitale fait place à un calme inhabituel à certains endroits. La mobilité des dakarois semble être considérablement réduite. Adama Diallo a une boutique, une petite épicerie de vente au détail au quartier de Ouakam. S’il s’est plié à la mesure, il estime que la première nuit de couvre-feu a perturbé la bonne marche de son commerce. «  Hier nuit, on a été obligé de fermer notre boutique un peu tôt à cause du couvre –feu. Pourtant, c’est surtout la nuit que les gens achètent beaucoup ici  », affirme-t-il.

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Adama Diallo, « boutiquier ». Crédit photo Ousmane Drabo

Les avis sont partagés en ce qui concerne l’instauration du couvre – feu, c’est ainsi que pour Babacar Gueye, un boulanger situé dans le même quartier, « on est obligé de respecter les mesures sinon, si la maladie se répand à cause de nos comportements, on risque de tous mourir ici à Dakar. Il faut que les gens respectent. Nous à la boulangerie ça n’a pas tellement d’impact sur nous, parce que les gens anticipent leurs consommations. Donc, ils viennent acheter plus tôt pour le soir ou le lendemain matin  », déclare-t-il dans un français approximatif.

Ce mercredi 25 mars, au lendemain du premier jour du couvre-feu, le constat général est qu’il a été respecté en grande partie. Des images circulant sur les réseaux sociaux et dans la presse du jour montrent des rues vides et les forces de l’ordre déployées sur le terrain pour faire respecter l’interdiction de circulation de 20 heures le soir à 6 heures du matin. Du reste, il a été rappelé aux Organisations Internationales « conformément à l’esprit de la loi 69 – 29 du 29 avril 1969, l’état d’urgence est un régime de légalité destiné, en ces périodes de crise généralisée, à mettre à la disposition du Gouvernement et des Autorités administratives des pouvoirs nécessaires pour faire face à la grave situation sanitaire qui menace de nombreux pays ».

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