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Application des principes directeurs internationaux dans les investissements agricoles au Sénégal.La FAO et ses partenaires sensibilisent les acteurs nationaux sur l’investissement responsable

28 mars 2017, Dakar - L’augmentation des investissements agricoles à grande échelle a encouragé le développement d’une multitude d’instruments directeurs internationaux. Le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA), composé de gouvernements, de représentants de la société civile et du secteur privé, a approuvé, en 2014, les Principes pour un investissement responsable dans l’agriculture et les systèmes alimentaires (CSA-RAI) basés sur les conventions internationales ainsi que sur des instruments directeurs relatifs aux droits fonciers et à l’agriculture.

Au Sénégal, le gouvernement et plusieurs partenaires ont élaboré des lignes directrices sur l’investissement, notamment en ce qui concerne le régime foncier. L’objectif est de contribuer à renforcer la sécurité alimentaire, la nutrition et le développement durable à travers un dialogue inclusif sur la manière d’appliquer les principes et les lignes directrices dans la pratique et sur l’investissement responsable dans l’agriculture pour les différents acteurs.

Saluant « les initiatives fédératrices du CSA notamment sur les consensus mondiaux en matière de gouvernance des terres », le Directeur de l’Analyse, de la Prévision et des Statistiques Agricoles (DAPSA), Ibrahima Mendy, a estimé que « la promotion d’instruments directeurs pour un investissement responsable dans l’agriculture, vient à son heure », en présidant la cérémonie d’ouverture d’un atelier technique sur les principes directeurs des nouveaux investissements dans l’agriculture, qui s’est tenu, à Dakar, du lundi, 27 mars, au mardi, 28 mars 2017.

« Ces débats inclusifs sur l’investissement agricole responsable déboucheront sur des enseignements très pratiques pouvant être appliquées au Sénégal et dans d’autres pays », a-t-il ajouté.

Instaurer la pratique des principes internationaux à travers un dialogue inclusif

Le Groupe de travail inter-agence (GTIA) de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), du Fonds International pour le Développement Agricole (FIDA), de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) et de la Banque Mondiale (BM) a lancé, en 2015, le programme d’« Utilisation des principes pour des nouveaux programmes d’investissement dans l’agriculture » dans certains pays d’Afrique subsaharienne.

Ce programme a pour objectif d’intégrer des principes et pratiques d’investissement responsable dans les premières étapes de l’agro-industrie et d’assurer une interaction mutuellement bénéfique entre ces opérations et les collectivités locales, ainsi qu’avec l’économie dans son ensemble. Il vise à générer des orientations pratiques, des recommandations et des bonnes pratiques qui pourront être utilisées aux premiers stades des futurs investissements. Le programme veut aussi créer des discussions ouvertes et éclairées sur l’investissement responsable, faciliter le développement des capacités et sensibiliser sur la manière dont les différents acteurs peuvent appliquer les instruments internationaux.

« Les investissements agricoles qui enfreignent les lois internationales et nationales peuvent causer des dommages irréversibles aux communautés locales et à l’environnement », a relevé le Représentant a.i. de la FAO, Reda Lebtahi.

« Il est primordial que les investisseurs respectent les lois nationales et les normes et directives internationales qui protègent les droits sociaux et économiques parallèlement à l’environnement », a-t-il estimé.

De son côté, le Consultant de la Banque Mondiale, Paul Gardner de Belleville, a souligné que « la CNUCED et la Banque Mondiale travaillent sur l’élaboration de notes pratiques qui proposeront des instruments et des processus basés sur des expériences concrètes d’investisseurs ».

« Ces notes seront facilement assimilables par les gouvernements et le secteur privé pour promouvoir la sélection et la mise en place d’investissements responsables dans l’agriculture », a-t-il expliqué, espérant que ces notes seront disponibles à partir de fin 2017.

Sensibiliser sur les avantages des pratiques d’investissement responsable

Les instruments directeurs internationaux restent volontaires mais reflètent un consensus international émergeant sur ce qui constitue un projet d’investissement agricole responsable pouvant être incorporés dans des cadres réglementaires nationaux existants, les plans d’activités et de fonctionnement quotidien des entreprises agroalimentaires ou utilisés par des organisations de la société civile pour les actions de plaidoyer. En s’appuyant sur les plateformes nationales de dialogue multilatéral existantes liées aux investissements agricoles responsables, leur application au niveau national contribue à des débats inclusifs et éclairés sur l’investissement agricole au Sénégal.

Cette rencontre d’échange ont permis de renforcer la sensibilisation aux avantages de l’adoption de pratiques d’investissement agricole responsable et d’instruments d’orientation et d’identifier les domaines prioritaires et les besoins spécifiques des différentes parties prenantes au niveau national. Les bonnes pratiques et les enseignements tirés des acteurs sénégalais pouvant contribuer à l’expansion et à la réplication des pratiques d’investissement responsable au Sénégal et ailleurs ont été aussi examinés et documentés.

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