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Afrique francophone : Les points de contact nationaux du Codex formés sur l’utilisation des outils en ligne

2 mars 2018, Dakar - Du 27 au 28 février 2018, plus de 50 points de contact nationaux du Codex Alimentarius ou leurs représentants venant de 22 pays africains francophones ont suivi, à Dakar, au Sénégal, une formation sur l’utilisation des outils en ligne du Codex. Cette formation, la deuxième d’une série d’ateliers techniques régionaux, vise à faciliter la participation des membres du Codex à l'élaboration des normes alimentaires afin d’avoir un impact direct sur la capacité opérationnelle des pays à travailler dans le cadre du processus de normalisation.

Durant deux jours, les participants se sont familiarisés aux outils électroniques, tels que le nouveau site web du Codex, le système d’enregistrement en ligne (ORS), le système de commentaires en ligne (OCS), et la plate-forme numérique pour les groupes de travail électroniques. Cela, pour baliser la voix vers des systèmes nationaux Codex fonctionnels, durables et plus solides.

Considérant les interactions ainsi favorisées entre les pays, la directrice générale de la Santé du Sénégal, Marie Khémesse Ngom Ndiaye, a déclaré dans son discours d’ouverture : « la protection de la santé de nos populations ainsi que l’accès de nos produits alimentaires sur le marché international dépendront en grande partie de nos capacités à respecter les exigences réglementaires ».

En effet, « les pays africaines ont encore besoin d’être accompagnés dans le domaine du renforcement des capacités pour mieux défendre leurs intérêts sur la plan sanitaire et économique », a-t-elle estimé, saluant ainsi cette initiative conjointe de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui « va permettre aux délégués d’êtres plus outillés et participer de manière plus efficace aux travaux du codex ».

Harmoniser les lois pour améliorer la sécurité alimentaire

L’atelier a aussi permis aux participants d’interagir sur l’harmonisation de la législation alimentaire nationale. La thématique a été animée par Blaise Ouattara, spécialiste de sécurité sanitaire et qualité des aliments au Bureau régional de la FAO pour l’Afrique, et Lusubilo Mwamakamba, responsable technique de l’OMS pour la sécurité alimentaire.

Soulignant que « les normes du Codex ne soient pas obligatoires au niveau national », le Représentant par intérim de la FAO au Sénégal, Reda Lebtahi, a invité les pays à une harmonisation de leurs normes nationales avec celles du Codex.

« Le Codex Alimentarius est devenu la référence mondiale en matière de sécurité sanitaire des aliments pour les consommateurs, les organismes de contrôles officiels des États membres, les producteurs ainsi que les transformateurs de denrées alimentaires », a-t-il relevé.

Protéger la santé des consommateurs et faciliter le commerce alimentaire international

Selon les estimations de l’OMS en 2015, au niveau mondial, une personne sur 10 tombe malade chaque année à cause des maladies d’origine alimentaire entrainant 420 000 décès par an. Dans la Région africaine, plus de 91 millions de personnes tombent malades, entrainant 137 000 décès. Ce qui représente un tiers de la mortalité mondiale due aux maladies d’origine alimentaire.

Créé en 1963, le Codex Alimentarius ou « Code alimentaire » est une initiative de l’OMS et de la FAO visant à promouvoir les normes alimentaires internationales dans le but de protéger la santé et de faciliter le commerce. Les normes, directives et codes de pratiques alimentaires du Codex Alimentarius International contribuent à la sécurité, à la qualité et à l’équité du commerce alimentaire international.

« Les partenaires et les organisations internationales, régionales et continentales ont confiance au Comité national du Codex du Sénégal du fait de sa visibilité au sein de la Commission du Codex », s’est réjoui le président du Comité National du Codex Alimentarius (CNCA) du Sénégal, Amadou Diouf.

Il a salué le caractère multisectoriel de ce comité qui compte « actuellement plus de 100 membres actifs issus des départements ministériels, des laboratoires, du secteur privé, des associations de consommateurs, des universités et instituts de recherche ».

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