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Abidjan, point de convergence de la recherche scientifique sur les addictions aux drogues en Afrique de l’Ouest

Abidjan, 13 février 2017- Le Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) organise une importante « Conférence sur la prévention et le traitement des troubles liés aux addictions aux drogues en Afrique de l’Ouest » du 20 au 21 février 2017, à Abidjan, la capitale ivoirienne.

Cette rencontre se déroule dans le cadre du « Projet d’appui au Plan d’action régional de la CEDEAO en matière de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants, la criminalité organisée qui y est liée, et l’abus de drogues en Afrique de l’Ouest », financé par l’Union Européenne.

Pendant deux jours, une soixantaine de chercheurs, d’universitaires, de responsables de structures sanitaires, de spécialistes de la prévention et du traitement des addictions ainsi que des responsables de la lutte anti-drogue, échangeront autour des derniers résultats de la recherche scientifique relatifs aux troubles causés par les substances illicites.

Le caractère international de cette rencontre, qui se veut d’abord scientifique, réside dans le fait que les participants viennent de pays de la CEDEAO ou d’autres pays africains (Kenya, Maroc…), mais également d’Europe (France, Belgique, Portugal…), d’Australie, d’Amérique (Etats-Unis) et d’Asie (Malaisie). Les participants sont issus de structures prestigieuses faisant référence tant dans la recherche scientifique sur les addictions que dans la lutte anti-drogue.

La rencontre d’Abidjan marque un tournant important dans la mise en œuvre du Plan d’action de la CEDAO en ce qu’elle constitue la première rencontre du genre en Afrique depuis la Session spéciale de l’Assemblée Générale des Nations Unies (UNGASS) sur le problème mondial des drogues tenue en avril 2016.

Cette conférence poursuit comme objectif général « le partage des connaissances, des bonnes pratiques et des résultats récents de la recherche sur les questions d’abus de drogues », il s’agit aussi de « promouvoir des stratégies, des politiques et des initiatives fondées sur des données probantes. » Car il faut œuvrer à la réduction de la demande de drogue en conformité avec les normes internationales. La rencontre d’Abidjan offre donc aux experts l’opportunité d’échanger sur l’épidémiologie de la consommation de drogues en Afrique de l’Ouest pour rendre plus efficaces les actions de prévention et de traitement.
Des sessions qui s’annoncent riches sont prévues sur : l’épidémiologie de l’usage de drogues en Afrique de l’Ouest, la Science fondamentale sur la consommation de drogues et les troubles qui y sont liés, la prévention de l’utilisation de drogue et l’apparition des troubles de la toxicomanie, l’état des découvertes scientifiques sur la prise en charge psychologique, la science pour l’élaboration des politiques….

Selon Pierre Lapaque, Représentant régional de l’ONUDC : « La rencontre d’Abidjan est une étape majeure dans la mise en œuvre des stratégies de réduction de la demande drogue en relation avec les conventions internationales ».

Les troubles liés à l’usage de substances psychoactives constituent un défi de santé publique au niveau mondial avec des conséquences négatives sur la sécurité et le développement des pays africains. Cependant dans le but de favoriser un meilleur accès à la santé des personnes souffrant de troubles liés à l’abus des drogues, d’autres approches moins répressives, fondées sur la santé publique et les droits de l’homme, intègrent les soins palliatifs, le soulagement de la douleur et le traitement de substitution aux opiacés.

A cet effet, les organisations de la société civile doivent œuvrer avec les États Membres de la région à la réduction de la demande de drogue en explorant les alternatives, notamment sanitaires. Dans ce sens plusieurs organisations africaines ont appelé à repenser les lois sur les drogue en Afrique de l’Ouest.
L’ONUDC a consacré une partie de ses efforts d’assistance technique aux Etats à un plaidoyer afin que les troubles liés à l’usage de drogues, notamment la dépendance, soient reconnus comme un problème de santé pouvant déboucher sur des maladies chroniques. A cet égard, l’objectif est de promouvoir une démarche scientifique ; ce qui encourage ainsi les États membres à élaborer des politiques et stratégies basées sur des preuves scientifiques en matière de prévention et de traitement des troubles.

L’ONUDC fournit une assistance technique aux États d’Afrique de l’Ouest depuis 20 ans, par le biais de son Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale (ROSEN) basé à Dakar, au Sénégal et de 10 autres bureaux locaux basés dans différents pays de la région. En tant que gardien de la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée (CTO) et de ses Protocoles, ainsi que des trois Conventions sur le contrôle international des drogues, l’ONUDC a pour mandat d’aider les États membres à renforcer leurs réponses nationales en la matière, en conformité avec leurs obligations internationales.

Pour plus d’information :
Amadou Mansour DIOUF
ONUDC Dakar, Sénégal
Tel. : +221 78 639 53 43/ 775774547,
Email : mansour.diouf@unodc.org

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